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Dernière mise à jour : 14/09/2019

Les oiseaux en Poitou-Charentes ... et ailleurs !

(Références utilisées : www.oiseaux.net et Wikipedia.org

  • Le moineau domestique (Passer domesticus)

Le Moineau domestique est un oiseau trapu, mesurant de 14 à 18 cm, généralement 16 centimètres, pour une envergure deux fois plus grande. L'adulte pèse de 24 à 39,5 g, les femelles étant en moyenne un peu plus petites que les mâles. Le plumage du Moineau domestique est principalement coloré en nuances de gris et de brun. Le dimorphisme sexuel est très marqué, notamment durant la saison de reproduction, les femelles et les jeunes étant de couleur beige-chamois, et le mâle arborant des couleurs au contraste plus marqué, notamment au niveau de la tête.

En plumage nuptial, le mâle a une couronne grise bordée d'un brun sombre aux reflets châtains recouvrant les yeux et allant jusqu'à l'arrière le cou, ainsi qu'une gorge ornée d'une bavette noire se noyant progressivement dans la poitrine. Un point presque blanc se trouve à l'arrière de l'œil ; le bec est gris sombre, les joues comme le ventre sont gris pâle et les côtés du cou sont blancs. Le haut du dos est brun chaud, strié de noir, tandis que le bas du dos, le croupion et la base de la queue sont gris-brun. Les épaules (plumes scapulaires) sont châtain, les ailes aux couleurs boisées sont parcourues par une barre alaire blanche ; la queue est marron foncé. En dehors de la saison de reproduction, le mâle est plus terne marqué de chamois sur de nombreuses plumes et perd sa bavette noire. Le passage en plumage nuptial ne se fait pas via une mue mais par l'usure naturelle des plumes.

L'adulte se nourrit principalement de graines de céréales et d'herbes folles, mais il est opportuniste et sait s'adapter, consommant tout aliment disponible. Il peut effectuer des manœuvres complexes et inhabituelles pour obtenir sa subsistance, comme ouvrir les portes automatiques afin d'entrer dans les supermarchés, s'accrocher aux murs des hôtels pour voir les vacanciers sur leurs balcons, manger les insectes sur les radiateurs automobiles ou consommer le nectar de certaines fleurs des plantes du genre sophora.

Le Moineau domestique pépie. Toutes ses vocalisations sont des variations fondées sur un appel en tchip tchip court et répétés sans cesse, formant le guilleri

  • Le moineau friquet (Passer montanus)

Le moineau friquet est reconnaissable à sa calotte marron et aux taches noires en forme de virgule sur les joues. Mâles et femelles sont semblables et les jeunes ressemblent beaucoup aux parents : il s'agit du seul moineau paléarctique dans ce cas.

Alors que le Moineau domestique est le moineau des villes, le friquet est le moineau des champs, tout au moins en Europe car son aire de répartition est vaste. Il est lié aux espaces ruraux à l'ancienne, à l'assolement varié, ponctués de fermes, hameaux et villages avec leur cortège de jardins, de vieux vergers, d'un important linéaire de haies, de rangées de vieux arbres ou d'arbres isolés, de zones incultes envahies par les herbes, etc. Il apprécie la présence de l'eau et peut fréquenter le bord des plans d'eau et cours d'eau ainsi que les marais à condition qu'il y trouve les vieux arbres qu'il recherche pour la nidification. 

Le régime alimentaire du Moineau friquet est similaire à celui du Moineau domestique, avec une prédominance de graines d'herbacées, y compris de céréales, en toutes saisons et une part moindre de proies animales, insectes et arachnides, particulièrement pour l'alimentation des pulli. Il se nourrit au sol ou dans la végétation basse, en couple ou en petits groupes en période de reproduction, en groupes plus importants et mixtes en inter-saison.

Le cri habituel est un "tchip" qui rappelle celui du Moineau domestique, mais à tonalité plus élevée. C'est un cri de contact entre individus chez cette espèce sociable. Le mâle cantonné en use, ainsi que ses variantes, "tchirp, chup tchirip,...", au printemps pour le défense du territoire en le délivrant en longues suites monotones à proximité du nid. Le cri d'alarme est une suite précipitée de notes sèches, "tedededede".

Le troglodyte mignon (Troglodytes troglodytes)

Minuscule oiseau de forme rondelette avec une queue courte, dressée, et un plumage brun finement rayé. Le mâle et la femelle sont identiques. Il vit dans les endroits broussailleux, parcs et jardins, landes avec arbustes.

Toujours en mouvement, il prospecte et fouille les fissures des écorces grâce à son bec fin, disparaît dans un tas de branchages pour réapparaître plus loin. Malgré sa petite taille, il possède une voix tonitruante et les roulades perçantes de son chant peuvent s'entendre à plus de 500m.

Equipé pour rechercher sa nourriture au sol et dans les fourrés bas, il capture pucerons, larves d'hémiptères, chenilles, petites araignées, ... et peut, à l'occasion avaler des petites baies juteuses.

Le grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla

C'est un petit oiseau (12 à 13,5 cm de longueur pour une masse de 8 à 12 g), de couleur plutôt terne avec des rayures brunes sur le dessus et blanches sur le dessous. Il a une queue raide qui l'aide à se maintenir sur les troncs d'arbres lorsqu'il y recherche des insectes, caractéristique qu'il partage avec les Pics. Son bec est long et incurvé vers le bas. Ses pattes étant relativement courtes, cet oiseau donne l'impression d'être plaqué contre le tronc sur lequel il est posé.

Le grimpereau recherche les araignées et petits insectes en remontant les troncs. Sans cesse en mouvement, le grimpereau utilise son bec fin et arqué pour déloger ses proies de l'écorce des arbres.

Son chant, très caractéristique, est émis fréquemment au printemps. Il est sonore, clair, porte assez loin et peut de traduire par 'Ti, Tit, j'suis ici.

  • Le grimpereau des bois (Certhia familiaris)

Oiseau de petite taille au dos brun maculé de blanc et de chamois. La queue est rousse, le dessous blanc, le bec courbé plus court que celui du g. des jardins. Plumage très semblable à celui de cette espèce cousine. 

Le chant est le meilleur critère de différenciation avec le Grimpereau des jardins. Il correspond à la répétition d'une note aiguë s'accélérant pour déboucher sur un petit phrasé mélancolique de quelques secondes. 

Le Grimpereau des bois est insectivore et monte vers le haut des troncs comme une souris, pour chercher les insectes qu'il trouve dans les fissures de l'écorce avec son fin bec incurvé. Il vole alors à la base d'un autre arbre avec un vol erratique caractéristique. Cet oiseau peu sociable est solitaire en dehors de la saison nuptiale, mais peut rester en groupes par les temps les plus froids. L'espèce n'est pas menacée mais est sensible à la qualité de son habitat, et sert ainsi notamment d'indicateur biologique du morcellement des forêts.

  • Le roitelet huppé (Regulus regulus)

Le Roitelet huppé est un des plus petits oiseaux d'Europe avec une taille de cm environ et un poids de 4 à 7 grammes. Le bec est noir, fin et pointu. Les pattes brun clair ont des doigts puissants permettant à l'oiseau de se tenir la tête en bas quand il se nourrit. Le plumage est jaune-vert dans sa partie supérieure, les ailes plus noirâtres ont deux raies blanches, le mâle a une calotte jaune et orange en son centre, elle est bordée d'un trait noir, celle de la femelle est jaune pur. Les plumes de la tête forment un diadème qui a donné son nom au Roitelet, elles se hérissent en cas d'excitation.

Le juvénile est semblable aux adultes, mais la tête ne possède pas encore les bandes de la calotte qui n'apparaîtront qu'à la mue post-juvénile suivante.

Le Roitelet se nourrit essentiellement d'insectes et d'araignées, ses besoins deviennent énormes en période de migration; constamment en mouvement, son poids lui permet d'atteindre les rameaux les plus fins. Il inspecte branches et rameaux de conifères, en hauteur de préférence, au besoin, il descend et cherche sa nourriture même au sol mais ne consomme que ce qui est visible, y compris des graines, sans chercher à soulever les feuilles ou à fouiller les écorces qu'il se contente de sonder. Par temps chaud, il peut aussi cueillir la nourriture en voletant, sans se poser. La quantité consommée varie de 7-g au double ou au triple en période froide ou lors des migrations.

Les chants et les cris sont très haut-perchés, et la fréquence peut être inaudible pour certaines oreilles. Le cri du Roitelet huppé est calme et répété, et plus fort quand il est en mouvement. Le chant est un cliquetis haut-perché, fin et pénétrant, et finissant sur quelques fioritures.

  • Le roitelet à triple bandeau (Regulus ignicapilla)

Le mâle est différent de la femelle par la couleur de son bandeau jaune-orange vif sur la tête, alors que celui de la femelle est jaune. Le roitelet triple bandeau a les mêmes tailles et poids que le Roitelet huppé, auquel il est très étroitement apparenté. Cependant, dans de bonnes conditions, il s'en distingue assez aisément par son large sourcil blanc, son trait sourcilier noir, ses bajoues blanches très nettes au dessous de l'oeil. Ces sourcils noirs et blancs, communs chez les deux adultes, soulignent encore la couleur du bandeau. D'autre part, les parties inférieures sont plus blanches que chez le Roitelet huppé, le contraste est plus fortement marqué avec les parties supérieures plus sombres et plus vertes. Autres traits caractéristiques, le triple-bandeau possède une marque bronze sur l'épaule et une double barre blanche sur les ailes.

Comme le Roitelet huppé, le roitelet triple-bandeau mange presque exclusivement de la nourriture d'origine animale. Cependant, il présente des habitudes alimentaires quelque peu différentes de celles de son cousin ayant tendance à se nourrir plus bas, restant de préférence dans les sous-bois ou dans le bas des arbres. Il attrape occasionnellement ses proies en voletant à l'extrémité des branches ou plus souvent capture les insectes dissimulés sous les feuilles.

Le roitelet triple-bandeau manifeste sa présence par un cri légèrement différent de son cousin huppé, son chant est nettement plus grave avec des notes plus râpeuses et moins rapides ponctuées par l'accent final ssississississississssi.

  • Le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula)

Le Rougegorge familier se présente comme un petit oiseau rondelet, avec des ailes relativement courtes atteignant péniblement le milieu de la queue. L'adulte est aisément reconnaissable à la couleur orangée qui envahit tout le devant du corps, front, lores, côtés de la tête, cou et poitrine. Cette grande zone orange est bordée d'un bandeau gris clair peu visible sur le haut du front et sur les côtés du cou et de la poitrine. Le reste du dessous est blanc sale lavé de roussâtre sur les flancs. Les parties supérieures sont d'un brun nuancé d'olive, assez sombre. Le croupion et les sus-caudales sont d'un brun un peu plus chaud. Les rémiges sont ourlées de chamois, ce qui éclaircit un peu l'aile fermée sur laquelle se détachent les couvertures primaires plus sombres. L'œil est sombre. Le bec fin, court et droit est brun foncé, avec la base un peu plus claire. Les pattes sont rougeâtres ou brunâtres suivant la lumière, quelquefois rosées. 
Le juvénile a une silhouette semblable à celle de l'adulte, mais un aspect très différent. La couleur orange est absente. L'ensemble du corps est brun, largement moucheté de chamois roussâtre comme c'est la règle chez les muscicapidés. Le futur plastron orange transparaît néanmoins déjà car à ce niveau les plumes sont plus rousses qu'ailleurs. Néanmoins, il faudra attendre la mue post-juvénile pour voir apparaître les premières plumes orangées. Sur l'aile fermée se distingue nettement une barre rousse formée par les pointes des grandes couvertures ainsi colorées. Ce caractère persistera après la première mue et permettra l'année suivante de savoir qu'on a affaire à un oiseau de deuxième année. Autrement, les premières semaines, la commissure buccale jaune est bien visible.

Le rouge-gorge se nourrit dans les campagnes ouvertes et dans les sous-bois. Son régime alimentaire est composé surtout des invertébrés vivant par terre (insectes, notamment des coléoptères, escargots, vers, araignées). De l'automne au début du printemps, il consomme aussi beaucoup de baies et autres petits fruits. Sa technique de chasse est bien adaptée au mélange de végétation épaisse et d'espaces libres que l'on trouve dans les jardins et les sous-bois. Perché à faible hauteur, l'oiseau observe les environs, descend, saisit sa proie et se perche à nouveau. Ou bien il sautille, s'arrêtant ici et là pour chercher une victime. En forêt, le rouge-gorge profite des insectes dérangés par les faisans, cerfs et sangliers. C'est peut-être pour cela qu'il est si familier et qu'il suit de façon très intéressée la bêche du jardinier. On a vu aussi des rouges-gorges suivre des taupes creusant leurs galeries et attraper des vers.

Les émissions vocales du rougegorge sont typiques. Le cri le plus fréquent est un "tic" d'excitation métallique, volontiers répété en staccato et qui traduit une forme d'inquiétude. Chez l'oiseau très excité, il peut être émis à un rythme très rapide. C'est le cri utilisé par les adultes près du nid en cas de danger par exemple. Un autre cri classique consiste en un "tsiih" bref, aigu et pénétrant qui peut être considéré comme un cri de contact. Le chant est très caractéristique. C'est une suite de notes sifflées et roulées, de tonalité élevée, comme un babil doux et liquide, qui semble couler naturellement au long d'une phrase continue. Cette espèce a la particularité de connaître une reprise du chant à l'automne, chant qui servira aux mâles en hiver à défendre un territoire alimentaire. Ce chant est réputé plus doux que le chant printanier.

  • Le rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos)

Il habite la forêt, de préférence proche de l'eau, mais on peut le trouver aussi dans les jardins, les bosquets ou vergers. 

Son envergure est de 22 et 24 cm pour une hauteur d'environ 16 cm ; il pèse de 18 à 27 g. Son plumage est brun avec la queue rousse, ses pattes sont longues.

Son chant est des plus mélodieux mais aussi des plus complexes, on dit qu'il chante, gringotte, quiritte ou trille, de jour comme de nuit. Il a fasciné les chercheurs qui ont dénombré entre 120 et 260 séquences différentes, elles durent en général de 2 à 4 secondes. Le jeune mâle apprend à chanter en écoutant les plus expérimentés et marque ainsi son territoire, ou tente de séduire les femelles. Dès qu'ils sont appariés, les mâles s'arrêtent généralement de chanter la nuit. 

Le rossignol philomèle se nourrit essentiellement d'insectes tels que les carabes et les fourmis capturés au sol ou dans la végétation basse. Il mange parfois des baies.

Dans les traditions populaires, le rossignol annonce le printemps, c'est l'oiseau du mois de mai, mais il est aussi et surtout le symbole de l'amour.

  • Le bouvreuil pivoine (Pyrrula pyrrhula)

Le bouvreuil pivoine est un oiseau trapu avec une grosse tête. Le mâle a le manteau gris. Le croupion est blanc, contrastant avec la queue noirâtre. Les ailes sont noirâtres avec une seule barre alaire claire. Les parties inférieures sont rouge-rose et le bas-ventre est blanc. 
La tête a la calotte, la nuque les lores et le menton noirs. Les joues et la gorge sont rouge-rose. Les yeux sont noirs. La calotte est bleu-noir avec des reflets brillants. Le bec noirâtre est court et conique, situé assez bas sur la face. Les pattes et les doigts sont brun rosâtre. 
La femelle a les parties inférieures et le manteau gris-brun, le manteau étant légèrement plus foncé que le dessous. 
Le juvénile ressemble à la femelle adulte, mais il n'a pas la calotte noire ni le tour du bec. Il a une barre alaire brun chamoisé. 

Le bouvreuil pivoine a pour cri habituel un sifflement tranquille, bas et mélancolique. Le chant est à peine audible. C'est un bavardage faible et grinçant, entrecoupé de courts sifflements. 

Le bouvreuil pivoine se nourrit principalement de graines et de bourgeons d'arbres fruitiers. Il consomme aussi des insectes et des baies.

Le bouvreuil pivoine décline depuis des temps récents. Cela est dû à la destruction de son habitat avec la réduction des lisières de forêts et des haies. Les zones de nidifications et de nourrissage disparaissent. 
L'usage des herbicides a également un impact important sur l'espèce.

  • La fauvette grisette (Sylvia communis)

Petite et vive, avec les ailes rousses et la queue assez longue aux rectrices externes blanches. Le mâle a une calotte gris cendré jusqu'à la nuque, la gorge est d'un blanc pur et le dessous est rose jaunâtre très pâle. La femelle est plus terne. Les jeunes ressemblent aux mâles, mais leur gorge blanche et leur dessus brun sont moins nets. 

Elle fréquente les habitats broussailleux et assez ouverts, les coteaux calcaires, le bocage, les jeunes plantations et les friches herbeuses avec des arbres.

Elle émet en vol ou perchée des cris rauques et des gazouillements. L'un de ses chants se compose d'une petite phrase pleine d'entrain répétée en alternance avec de courts silences. Elle a la particularité de souvent hérisser les plumes de sa tête.

La fauvette grisette se nourrit d'insectes et leurs larves ainsi que des araignées ; aussi des fruits rouges à l'automne.

  • La fauvette babillarde (Sylvia curruca)

La babillarde est absente du sud (mais elle niche en tout petit nombre dans le Ventoux) et du quart sud-ouest de la France. Elle arbore des teintes discrètes : le dessus est gris olive, la tête grise, un bandeau gris-noir lui couvre l'oeil et les joues, la gorge est blanche et le dessous blanc sale. Ses moeurs sont discrètes.

La fauvette babillarde vit dans des milieux buissonnants, des bas-fonds humides avec bosquets, dans les haies des zones agricoles, en lisière des forêts, dans les parcs urbains, les jardins.

Cette fauvette dissimulée dans la végétation émet un chant râpeux correspondant à une crécelle, faisant se succéder de courtes strophes, chacune en crescendo. Les cris sont courts, secs et peuvent être facilement confondus avec ceux d'autres fauvettes.

Cette fauvette est insectivore et ponctuellement frugivore.

  • la fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla)

Oiseau brun-gris-olivâtre. Le mâle présente une calotte noire luisante jusqu'à l'oeil ; elle est brun-roux chez la femelle et les jeunes. La fauvette tient souvent la tête à la hauteur des épaules, dans le prolongement de son corps élancé.

Au printemps, c'est souvent la 1ère des fauvettes que l'on observe. Elle migre la nuit. Les femelles arrivent après les mâles. Active toute la journée, elle s'élève volontiers dans les arbres, où elle chante perchée assez haut, cachée dans le feuillage.

Présente régulièrement dans nos jardins, elle peut y hiverner si le climat le permet. Elle se nourrit d'insectes et de leurs laves récoltés sur les feuilles et les branches, mais aussi des araignées et des vers. Elle ajoute à ce menu varié, diverses baies (sureau, troëne, viorne obier, lierre ou gui durant la mauvaise saison).

  • La fauvette mélanocéphale (Sylvia melanocephala)

Elle ne doit pas être confondue avec la fauvette à tête noire.

Chez le mâle adulte, un capuchon noir-anthracite luisant couvre le dessus et les côtés de la tête jusqu'au dessous des yeux, contrastant nettement avec la gorge blanche. Un anneau rouge carmin entoure l'oeil mais il est plus développé en hiver. Le dessus gris ardoisé est nuancé de brunâtre. La queue, assez longue, étagée, présente une couleur noirâtre, bordée de blanc sur les rectrices externes. Les parties inférieures sont blanches, lavées de gris cendré sur les flancs et les sous-caudales. Les rémiges noir brunâtre ont des liserés gris. Le bec noir est brunâtre à la racine inférieure. Les pattes sont brun rosé, l'iris brun. 
Chez la femelle adulte, la calotte est gris ardoisé, le croupion et les sus-caudales plus gris que chez le mâle. Les flancs et les sous-caudales affichent une teinte plus brune. La queue est plus brune avec des rectrices extérieures d'un blanc moins pur. Les juvéniles ressemblent aux femelles. Chez les jeunes mâles, le capuchon est brun noirâtre. L'anneau orbital est brun rosé. 

Les insectes, les larves et les araignées constituent ses aliments principaux. Elle complète son régime avec des figues, des cerises, d'autres fruits qu'elle picote ainsi que diverses autres graines telles que celles du fusain.

  • La rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus)

L'effarvatte est la plus commune de nos "fauvettes aquatiques", lesquelles se reconnaissent à leur profil aigu (Acrocephalus), leur queue arrondie à l'extrémité et leurs longues sous-caudales. 
En plumage frais, l'adulte présente des parties supérieures assez "chaudes", d'un brun soutenu. Une nette nuance rousse est visible sur le bas du dos, le croupion et les sus-caudales. L'avant de la calotte est un peu plus sombre. Les liserés plus pâles des rémiges contrastent avec les centres sombres de celles-ci, rompant ainsi l'uniformité du plumage. La projection primaire est moyenne, environ égale au 2/3 de la longueur des tertiaires. Le court sourcil crème roussâtre, net en avant de l'œil, ne se poursuit pas en arrière ou alors de façon indistincte. Il est surligné par l'avant de la calotte un peu plus sombre que le reste et souligné par un trait loral sombre. L'œil est entouré par un cercle oculaire blanc interrompu en avant et en arrière. Les parties inférieures sont claires. Les flancs et les côtés de la poitrine sont fortement infiltrés de chamois. La gorge est blanche, caractère qui apparaît bien lors du chant. Le dessous des ailes, les axillaires et les sous-caudales sont chamois-crème. La mandibule supérieure est gris corne foncé alors que la mandibule inférieure est d'un jaune plus ou moins vif. Les pattes sont brunâtres et apparaissent sombres sur le terrain. La plante des pieds est jaune terne. L'iris est brun clair. 
En plumage usé (juin-septembre chez la plupart des oiseaux), les parties supérieures de l'adulte deviennent d'un brun plus gris et les parties inférieures pâlissent. 
Le juvénile a un plumage neuf nettement plus roux que celui de l'adulte et ses pattes sont plus grises. Il ressemble alors beaucoup aux autres jeunes rousserolles, verderolle en particulier, d'où de possibles confusions.

Le chant de l'effarvatte est tout à fait typique. Monotone, comparé à celui des autres rousserolles, il consiste en une suite prolongée de syllabes brèves grattées ou sifflées, répétées inlassablement sans grande variation. Certains mâles (plus doués que d'autres ?), improvisent ou introduisent à l'occasion quelques imitations, surtout en situation de sympatrie avec la congénère verderolle, mais le rythme effarvatte réapparait immanquablement.

  • La rousserolle verderolle (Acrocephalus palustris)

C'est un passereau de petite taille de 12 à 13 cm de longueur avec une envergure de 19 cm et une masse comprise entre 11 et 15 g.

Elle ressemble énormément à la rousserolle effarvatte dont elle se distingue surtout par son chant et par les milieux occupés.

Elle a le dos uni brun tendant vers le vert olive et le dessous blanc cassé brun. Elle n'a pas de sourcils. La tête est pointue, le bec fin et allongé.

Cet oiseau imite jusqu'à 212 chants d'autres espèces d'oiseaux qu'il insère dans son propre chant. Des imitations d'oiseaux non européens rencontrés lors des migrations ou en hivernage font partie de son exceptionnel répertoire.

Elle se nourrit principalement d'insectes mais aussi d'araignées.

  • Le phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus)

Cet oiseau mesure environ 13 cm de longueur pour une envergure de 19 cm et une masse de 10 à 13 g. L'adulte a le dessus de la tête strié et possède un sourcil clair bien marqué. La gorge et le dessous de l'animal sont clairs, le dessus se dégrade du vert olive au brun. Les deux sexes sont similaires, comme à la plupart des fauvettes, mais les jeunes sont striés de brun sur la gorge.

Le phragmite des joncs vit près des zones humides, dans les buissons touffus des fossés, dans les phragmitaies ou les saulaies, ou les grands joncs. L'adulte émet un cri d'alerte depuis un perchoir haut placé lorsqu'un intrus entre dans son territoire. Le phragmite des joncs peut parfois effectuer un vol nuptial proche de celui du pipit des arbres.

"Tchrrr" sec, rapeux, "tsèc" incisif. Chant sonore, rapide, varié, avec sifflements, gazouillis, notes sèches, trilles et imitations, parfois émis en vol.

Le phragmite des joncs se nourrit de larves et d'insectes, ou encore d'araignées.

  • La pie-grièche écorcheur (Lanus collurio)

La pie-grièche écorcheur possède un bec légèrement crochu. Le mâle a la tête et le croupion gris, un large bandeau oculaire noir, un dos marron tendant vers le roux, des ailes marron tendant vers le brun, un menton blanc et une poitrine rosée.

En France, l'espèce est présente dans toutes les grandes régions d'élevage, sauf la Bretagne et le Nord-Pas-de-Calais. Elle évite également la zone strictement méditerranéenne, préférant des climats tempérés. L'espèce est en forte régression au niveau national.

La pie-grièche écorcheur chasse à l'affût à partir de perchoirs. Elle effectue parfois un vol stationnaire pour repérer et capturer ses proies. Son alimentation est constituée principalement d'insectes mais elle capture aussi des micromammifères (campagnolsmusaraignes) des grenouilles, des lézards et de jeunes passereaux.

Le chant du mâle est un pot pourri agréable mais peu sonore, incluant des imitations d'autres oiseaux et évoquant pour cette raison un chant de verderolle ou d'hypolaïs. Le cri territorial du mâle est un "tjein" puissant et répété, émis depuis un perchoir exposé. En cas de danger, mâle et femelle égrènent des "tek" d'inquiétude secs et sonores. En cas de danger extrême, des "tchien tchien tchien tchien..." font penser au cri d'un faucon.

La Pie-grièche écorcheur bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter.

  • La gorgebleue à miroir (Luscinia svecica)

Sa taille, variable selon les sous-espèces, est de 13 à 14 cm de long pour une masse de 14 à 23 grammes et une envergure de 22 à 23 cm. Les autres mensurations sont : 44 à 59 mm pour la queue, 11 à 16 mm pour le bec et 23 à 28 mm pour le tarse.

L'espèce est aisément reconnaissable à sa large bavette bleue, comportant généralement en son centre une pointe de blanc ou de roux, selon la sous-espèce. Elle est plus visible chez le mâle en livrée nuptiale, alors qu'elle apparaît très pâle, voire pas du tout, chez la femelle et les juvéniles. Cette bavette est bordée en dessous d'un croissant roux. Chez les deux sexes les parties supérieures sont brunes, ainsi que la tête, avec un sourcil blanc.

À l'exception de la bavette, le dessous du corps est blanc, teinté de crème aux flancs et aux sous-caudales et de roussâtre sous les ailes. Les rectrices médianes sont brun foncé, les autres roux vif avec le tiers distal brun foncé.

Les pattes sont noires à brun noir, le bec noirâtre et les iris brun foncé.

La Gorgebleue à miroir est principalement insectivore, mangeant insectes et leurs larves, vers et araignées. Il peut également se nourrir de baies.

En milieu littoral, la sous-espèce namnetum nourrit ses jeunes avec des diptères, des araignées, des chenilles, des grillons et des talitres.

Ces oiseaux reviennent de leur zone d'hivernage entre la mi-mars et la mi-avril.

Le cri d'appel est un teck, le chant est constitué de trilles en dipdipdip.

Cet oiseau est capable d'imiter les voix d'autres espèces d'oiseaux (jusqu'à 35 pour un même mâle) et peut-être aussi d'insectes.

  • Le pipit des arbres (Anthus trivialis)

Le Pipit des arbres (Anthus trivialis) est une des sept espèces de pipits que l'on peut observer en France. Commun en France, il manque dans le Midi. Il aime les clairières, les landes de bruyères, les zones de transition entre champs et taillis.

Les pipits sont de petits oiseaux terrestres bruns et rayés. Sexes semblables. S'il est aisé de l'observer en vol, le plumage du pipit des arbres, brun tacheté dessus, pâle rayé dessous, lui assure un bon camouflage lorsqu'il évolue au sol dans la végétation. Mâles et femelles sont semblables. Ils présentent tous les deux une série de taches foncées, très nettes, qui se succèdent sur la poitrine et s'estompent sur les flancs en fines flammèches. 

Le pipit des arbres est un oiseau insectivore.

Les mâles commencent à se manifester lors des belles journées d'avril. Ils se montrent alors très démonstratifs dans leurs évolutions aériennes. L'oiseau prend son envol d'un perchoir élevé, souvent d'un grand arbre, monte en ligne oblique et, en un long crescendo, émet une note répétitive ; puis les pattes pendantes, la queue relevée, les ailes entrouvertes et tenues hautes, il revient en parachute, toujours chantant, à son point de départ. Il se posera en un final vocal très caractéristique se traduisant par un 'ti.a-ti.a-ti.a-ti.a' très prononcé, de plus en plus étiré. Le pipit des arbres revient d'Afrique Tropicale dès fin mars. On le connaît mieux comme migrateur assez précoce puisque son passage se produit principalement en septembre avec quelques retardataires en octobre. Il passe l'hiver en Afrique.

  • Le bruant des roseaux (Emberisa schoeniclus)

Bruant lié aux zones humides bien représenté dans toute l'Europe (c'est l'un des Embérézidés les plus répandus pour cette zone). Le mâle est aisé à reconnaître: capuchon noir, collier et moustaches blancs, dessous blanc gris strié verticalement de brun foncé, manteau sombre avec des stries verticales chamois,  plumes des ailes sombres à bordures rousses, queue noire avec une partie des rectrices externes blanches. Nicheur dans toute la France hormis une grosse partie du Sud.

Le chant typique de ce bruant permet de localiser facilement la présence de l'oiseau dans un marais. Il se compose généralement d'une strophe répétitive courte. Chacune se base sur 4-5 notes principales répétées individuellement. Il est émis généreusement quelque soit l'heure du jour. Les cris correspondent à la répétition d'une note aiguë longue (aspirée) et douce.

Le repas du bruant des roseaux se compose d'insectes (lépidoptères, odonates...), d'arthropodes (araignées), de mollusques, de crustacées et de graines (en particulier de graminées aquatiques comme le phragmite).

  • Le bruant zizi (Emberiza cirlus)

C'est un passereau de 15 à 17 cm de long, pesant 17 à 25 g, au dos roux. La poitrine est jaunâtre avec une bande olivâtre. La tête, rayée de noir et de jaune, possède une calotte brun olivâtre et une bavette noire. Le bec est robuste et légèrement recourbé. Les ailes, brunâtres, sont robustes et permettent un vol rapide. La femelle est plus terne avec la poitrine rayée, mais ressemble davantage au mâle en période nuptiale. La femelle de bruant zizi ressemble au bruant jaune, mais s'en distingue par des marques faciales plus foncées, le dessin de la poitrine ainsi que par son croupion olivâtre et strié.

Le bruant zizi est granivore à tendance omnivore : graines, caryopses, baies, arthropodes.

Son cri de contact est un "ziiit" fin et perçant ou un "siiuy" descendant. Son chant est un bref trille sec et monotone, assez métallique.

  • Le bruant jaune (Emberisa citrinella)

Cet oiseau mesure environ 16 ou 17 cm pour une envergure de 26 à 27 cm et une masse moyenne comprise entre 26 et 29 g (valeurs extrêmes de 20 et 35 g). Les autres mensurations sont : 79 à 97 mm pour l'aile pliée du mâle et 75 à 89 mm pour celle de la femelle, 60 à 75 mm pour la queue, 16 à 21 mm pour le tarse et 10 à 14 mm pour le bec2.

Le mâle, la femelle et le jeune arborent un croupion et les sus-caudales brun roux.

Le mâle présente une tête jaune canari rayée de vert brunâtre sur le dessus et les côtés. Les ailes et le dos sont brun roux jaunâtre rayés de brun noir avec les rémiges de cette dernière couleur et liserées de verdâtre et de brunâtre, les plus internes de roux. Le dessous du corps est jaune avec les flancs teintés de roux et rayés de brun noir. Les sous-caudales sont également rayées. Les rectrices sont brun noir avec des liserés pâles, les deux paires externes en partie blanches.

La femelle est plus terne (en particulier le jaune des parties inférieures) que le mâle avec moins de jaune et plus de vert à la tête et à la gorge, la poitrine et les flancs bruns rayés de noir.

Les adultes effectuent une mue complète entre août et octobre tandis que celle des jeunes est partielle entre juillet et octobre.

Le régime alimentaire varie selon l'année et l'âge de l'oiseau. Les graines d'herbacées (céréales notamment) constituent une bonne part de l'alimentation du Bruant jaune adulte ; il les glane à même le sol quand elles sont tombées d'épis murs, le long des chemins, dans et sur les chaumes, sur les bords de champs (probablement parce que les marges des champs sont généralement plus riches en invertébrés) et parfois dans les champs fraîchement ensemencés. Les petites graines de nombreuses plantes sauvages lui fournissent aussi une provende abondante.
Ponctuellement, il mange aussi des baies et de jeunes pousses vertes.

Au printemps, les couples recherchent activement des insectes adultes certaines larves (coléoptères, chenilles, sauterelle, etc.), de petits arthropodes (araignées et myriapodes), et même de petites limaces et des vers de terre.

Son cri est un tsirt court. Le mâle chante généralement sur un promontoire, et produit un didididi dîî. C'est ce chant, dont souvent on ne remarque habituellement pas le début, qui trahit la présence de cet oiseau grâce à la longue note très aiguë qui le termine.

  • Le bruant à calotte blanche (Emberisa leucocephalos)

Tout comme chez le Bruant jaune, le croupion est marron chez le mâle, la femelle et le jeune.

Le mâle en plumage présente le vertex, les joues (bordées de noir) et la bavette blancs, le front noir, les lores, les sourcils, les traits oculaires, le menton, la gorge et la partie inférieure des joues marron.

Ce bruant vit dans des zones ouvertes riches en bosquets, dans la taïga (dans les secteurs les plus ouverts), la toundra, dans des zones montagneuses herbeuses jusqu'à 2500 m d'altitude. Le bruant à calotte blanche hiverne régulièrement ces dernières années en Camargue. 

Le bruant à calotte blanche est essentiellement granivore. Il consomme aussi des insectes.

  • Le bruant ortolan (Emberisa hortulana)

C'est un petit oiseau chanteur, mesurant de 16 à 16,5 centimètres de longueur, pour une envergure comprise entre 24 et 27 centimètres et une masse allant de 19 à 27 grammes. Le mâle a le dessous du corps rosâtre, la poitrine et la tête verdâtre, la gorge jaune, le dos brun-roux rayé de noir, les ailes brun-noir liserées de roux et coupées transversalement de deux fines barres blanches, le bec rose à marron clair et les pattes roses à brun jaune. Un cercle orbital jaune entoure chaque œil marron foncé.

La femelle est plus terne que le mâle. Le plumage hivernal est également beaucoup plus terne et clair.

Grand migrateur (parcourt jusqu'à 7000 km pour un voyage!). Hiverne en Afrique Tropicale. Quitte la France d'août à septembre. L'hexagone est une voie de migration significative pour les populations du nord-ouest de l'Europe. A un "tempérament" calme.

Se nourrit de graines, d'insectes, de lombrics, d'araignées...

Le chant du bruant ortolan est une succession de notes répétitives descendantes entonnée avec des variations dans chaque strophe. Généralement chaque strophe commence par plusieurs notes aiguës pour finir sur une note basse. 

L'espèce est en diminution dans au moins dix pays d'Europe. On estime la population totale à 400 000 / 600 000 couples. En France, il a disparu de 17 départements entre 1960 et 1990 et diminué dans 7 autres départements. En 1992, la population française d'ortolans était estimée à 15 000 couples. Elle est certainement nettement moins nombreuse aujourd'hui puisque l'espèce a disparu de nombreuses régions où elle était autrefois présente.

  • accenteur mouché (Prunella modularis)

Plumage aux teintes discrètes, corps allongé, bec fin et sombre. Tête et cou ardoisé, calotte et joues brunâtres. Dessous brun chaud strié de brin-noir. Dessous gris clair ardoisé, flancs brun-roux striés de brun-noir.Il émet des "tsit" assez plaintifs.

Il mène une vie discrète et passe l'essentiel de son temps à terre, à l'abri d'un couvert ou à proximité. Il se déplace aisément dans les basses branches des buissons et s'il se perche en évidence, c'est pour chanter sa petite mélodie, rappelant celle du troglodyte mignon, en moins éclatant et plus court. Sédentaire et présent en France toute l'année, même si le froid intense et surtout la neige peuvent lui être fatals.

Insectivore avant tout, il consomme aussi des araignées, des petis mollusques, des vers et des graines de plantes sauvages et cultivées. Il glane volontiers des petites baies.

  • Le roitelet huppé (Regulus regulus)

Le plus petit des oiseaux d'Europe, 8 à 9 cm pour 6gr. Rondelet avec un menu bec pointu. Dessus gris verdâtre et dessous blanc sale. Cimier de la tête orangé chez le mâle, jaune chez la femelle et bordé de noir.Le jeunes n'est pas masqué sur la tête. 

On le repère à ses cris fins et très aigus : "tsih tsih tsih" ou "srih srih srih". Peu farouche,, mais peu visible car il volette souvent sur place sous les hauts rameaux des conifères. En principe sédentaire, mais il erratique en hiver, il accompagne alors les rondes des mésanges.

Il inspecte les rameaux et les bourgeons pour se nourrie presque exclusivement d'araignées et d'insectes (pucerons, larves de tordeuse, coléoptères). Il mange plus que son propre poids chaque jour. Les hievrs rigoureux avec des périodes de gel intense déciment ses populations.

  • Le verdier d'Europe (Chloris chloris)

Le verdier est un oiseau trapu avec un corps rondelet. Le mâle adulte a les parties supérieures vert-olive, avec les grandes couvertures alaires grises, et les bords des primaires jaune vif, formant une tache jaune bien nette. La même tache se trouve aussi à la base des plumes externes de la queue. Le croupion est jaune. 
Les parties inférieures sont jaunes, teintées de gris sur les flancs. Le bas de l'abdomen est gris clair et le bas-ventre est jaune. La queue fendue est jaune, grise et noire. 
La tête est verdâtre, avec les joues grises et un collier gris indistinct. La calotte est gris verdâtre, la face est verdâtre. 
Le bec est fort, conique, solide et puissant, de couleur chair. Les yeux sont brun foncé. Les pattes et les doigts sont roses. 
La femelle est plus terne que le mâle. Le juvénile est plus terne et plus brun, légèrement strié de foncé dessus et dessous.

Le verdier est solitaire, mais en dehors de la période nuptiale, il forme des groupes en hiver, souvent mélangés avec d'autres espèces, dans les forêts ou les cultures ouvertes. Ils dorment en groupes la nuit en hiver.

Le verdier se nourrit principalement de graines variées, d'insectes, de petits fruits et de baies, et il a besoin chaque jour d'une bonne quantité de nourriture en accord avec sa taille. Les jeunes sont nourris avec des larves d'insectes.

  • Le pouillot véloce (Phylloscopus collybita)

Petit oiseau à pattes et bec fins. La queue, étroite et courte, est coupée droit. Il est presque uniformément gris verdâtre dessus et blanc ou blanc jaunâtre dessous. Il a les pattes assez sombres, ce qui permet le différencier du Pouillot fitis. il a un sourcil pâle qui est assez peu apparent.

Il habite dans les parcs, les jardins et les cimetières. C'est un oiseau remuant et assez peu farouche. Il volette sans arrêt dans les branchages.

Il émet un 'huit' . Fin février-début mars, son chant 'tchif-tchaf' répété inlassablement commence à résonner un peu partout où il y quelques arbres ou buissons avec des broussailles et des herbes au sol. 

  • Le pouillot fitis (Phylloscopus trochilus)

Les Pouillots fitis sont de gracieux petits oiseaux de la taille d'une mésange bleue. Le dessus de leur corps est olive, le dessous jaune et le seul élément distinctif de leur plumage est leur sourcil crème (ils n'ont ni calotte, ni barre alaire). Le plumage des jeunes est plus jaune. Ils ont leur plumage complet au bout de 2 semaines. 

Il n'est pas très farouche. Vif et infatigable, il s'active dans les arbres et les buissons, en quête d'insectes. C'est un visiteur d'été (d'avril à septembre). Il niche dans les 3/4 nord de la France. Il est présent en montagne jusqu'à 1 300 m. Le Pouillot fitis est présent partout en Europe sauf dans la zone méditerranéenne et aux latitudes de l'Islande. Il peut aussi se nourrir de fruits, notamment en vue du vol migratoire (il peut peser jusqu'à 5 grammes de plus que son poids normal après avoir fait des réserves pour la migration).

  • Le merle noir (Turdus merula)

Le plumage des mâles adultes est entièrement noir de jais et contraste vivement avec un anneau oculaire jaune ou jaune-orangé et avec un bec brillant jaune-orangé. Ce contraste coloré est probablement un indicateur de qualité du mâle (une couleur vive étant corrélée à sa condition physique, son âge, son succès reproducteur ou la qualité de son territoire). En hiver, le cercle autour de l'œil devient plus brun et le bec légèrement plus sombre. Les pattes sont brun-noir.

La femelle a un plumage brun roussâtre, dont les tons varient d'un individu à l'autre, présentant des zones plus noirâtres. Elle ne possède pas le bec et l'anneau orbital jaune brillant du mâle : son bec est marron, parfois avec une zone jaune pâle, et son cercle orbitaire est brun clair. Sa gorge est plus claire que le reste de son plumage, pouvant présenter un aspect vaguement pommelé. Ses pattes sont brun foncé, sa poitrine brun clair.

Les juvéniles possèdent un plumage brun similaire à celui de la femelle, mais moucheté de beige sur la poitrine et le dessous du corps. Chez eux aussi les tons de brun varient d'un individu à l'autre ; les plus sombres sont présumés être des mâles. Ce plumage juvénile dure jusqu'à la première mue, entre août et octobre. Les mâles acquièrent alors le plumage noir luisant, mais leur bec est plus sombre et l'anneau jaune autour des yeux est moins visible ; l'aile garde encore une teinte plus brune que le corps. Le bec des jeunes mâles n'atteint sa couleur jaune et leur corps un aspect noir uniforme qu'après une année complète.

Des anomalies de coloration du plumage sont occasionnellement observées chez les Merles noirs (merles blancs). 

Le régime alimentaire des Merles noirs est omnivore. Ils se nourrissent d'une grande variété d'espèces d'insectes, de vers et de divers autres petits animaux et ils consomment également des fruits et parfois des graines.

Les merles recherchent principalement leurs proies à terre. Ils courent, sautillent, progressent par à-coups et penchent la tête de côté pour observer le sol. Ils chassent principalement à vue mais utilisent aussi parfois leur ouïe. Ce sont d'importants consommateurs de lombrics qu'ils attrapent en fouillant l'humus. Ils sauraient les faire émerger de leurs galeries en tapotant le sol avant de les en extirper. Ils grattent aussi la litière des feuilles en décomposition, de façon bruyante et démonstrative, en faisant voleter les feuilles à la recherche de toutes sortes d'invertébrés : des insectes aussi bien à l'état de larves que d'imagos, des araignées, des myriapodes, des limaces, des petits escargots… Exceptionnellement, ils se repaissent de petits vertébrés comme des têtards, de petits amphibiens adultes ou des lézards. Même s'ils sont surtout des chasseurs au sol, les merles n'hésitent pas à explorer les arbres et les buissons pour collecter les insectes qui y sont posés, notamment les chenilles.

  • Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus)

Appelé également "merle d'eau", le cincle plongeur vit dans les Alpes et les Pyrénées, à proximité des cours d'eau rapides des montagnes.

Le cincle mesure environ 18 cm de long, pour une envergure de 25 à 30 cm et pèse de 50 à 75 g. C'est un oiseau trapu, possédant un plumage brun noirâtre avec la gorge et la poitrine blanches, le ventre roux. Les couleurs des deux sexes sont identiques, mais la femelle est plus petite que le mâle.

Cette espèce se nourrit de gros invertébrés (larves de phryganes et d'éphémères), ainsi que de quelques mollusques, crevettes et petits poissons.

Son cri le plus caractéristique se compose d'une « suite de sons sifflés et grinçants » ainsi que des imitations, relativement longues, durant plus de 10 secondes. Il peut également produire un autre cri, un tsritt, le plus souvent utilisé lors de ses déplacements.

  • Le tichodrome échelette (tichodroma muraria)

Le tichodrome échelette niche essentiellement dans les reliefs alpins et pyrénéens, ainsi qu'en petit nombre dans le Jura et le Massif-Central.

Le Tichodrome échelette est un oiseau de petite taille (de la taille d'un moineau ou d'une sittelle) au dos et à la tête d'un gris cendré ; la gorge est noire chez le mâle (plus claire chez la femelle) ainsi que le haut de la poitrine, le dessous et les rémiges sont gris foncé. Les plus longues rémiges portent chacune deux taches blanches formant à chaque aile deux rangées de points blancs parallèles. Les couvertures portent du rouge vif mais l'alula est noire. Le bec fin et long est légèrement incurvé vers le bas, et de couleur noire, comme les pattes.

Le dimorphisme sexuel est faible, mais le mâle est plus contrasté que la femelle et a la gorge noire, et celle-ci, outre une gorge pâle, porte également des taches ocre aux rémiges primaires et secondaires. Le plumage internuptial du mâle se rapproche de celui de la femelle, les deux sexes ayant la gorge et le haut de la poitrine blancs lors de la mue automnale.

Pour un poids de seize à vingt-deux grammes, l'oiseau mesure treize à quatorze centimètres de longueur, bec non compris ; celui-ci mesure vingt-trois à trente-cinq millimètres. L'envergure est très importante par rapport au poids, avec vingt-six à vingt-sept centimètres. Ces grandes ailes arrondies, battant de manière très irrégulière avec une amplitude variable, donnent à l'espèce un vol caractéristique, à la fois léger et hésitant, évoquant celui d'un papillon.

Moins contrastés, les jeunes sont teintés de brunâtre et les taches blanches aux extrémités des ailes sont plus étendues. Ils portent des taches ocre aux rémiges secondaires et primaires. Ils font une mue partielle entre août et septembre. Leur bec est court et droit et n'atteint sa longueur définitive qu'après plusieurs mois.

Son long bec lui permet d'extraire des crevasses toutes sortes d'insectes, araignées et autres invertébrés.

D'une tonalité élevée, les émissions vocales sont variées et mélodieuses. Le chant est une mélodie précieuse pouvant évoquer celui du grimpereau des jardins. Les deux sexes chantent, y compris en hiver, et le mâle chante pour signaler à la femelle l'emplacement choisi pour le nid.

  • Le gobemouche gris (Muscicapa striata)

Le dessus est brun-gris, strié sur la tête. Le dessous est blanc grisâtre. La poitrine est finement rayée. De loin, il semble tout gris. Il a un bec proéminent et pointu. Les jeunes ont un plumage plus uniformément tacheté, sans autres traits distinctifs. Chasseur d'insectes infatigable, le Gobemouche gris a une attitude typique, dressé sur un perchoir (branche, fil...). Il reste souvent immobile sur une branche dégagée, puis s'élance subitement, d'un vol rapide, pour capturer un insecte, en l'air, dans un arbre ou à terre. Il agite souvent la queue et les ailes

Grand migrateur nocturne, cet oiseau quitte notre pays fin août pour l'Afrique au sud des régions sahéliennes et ne pas revenir avant le mois de mai (dès le mois de mars en Corse), voire début juin, en région méditerranéenne. 

Il se nourrit surtout d'insectes volants : mouches, papillons, moustiques, guêpes, libellules. Pendant les migrations, il peut se nourrir de fruits.

En déclin en Europe (emploi massif de pesticides en agriculture, déboisement, baisse de l'âge d'exploitation des arbres, dégradation des habitats hivernaux). Espèce à surveiller en France.

  • Le chardonneret élégant d'Europe (Carduelis carduelis)

L'adulte a la face rouge écarlate, entouré de blanc et de noir (ou de gris chez trois sous-espèces), le dos et les flancs bruns, la queue noire avec des taches blanches et le croupion blanc. Le plumage de ses ailes est noir rayé d'une large bande d'un jaune vif. Le dimorphisme sexuel est peu marqué chez cette espèce : la femelle est un petit peu moins bariolée que le mâle, et le plumage rouge de sa face ne passe pas derrière les yeux contrairement au mâle. L'adulte mesure environ 20 à 25 cm d'envergure, 12,5 de cm de longueur et pèse de 14 à 18 g.

Le chardonneret adulte et son juvénile ont le bec rose pâle, pointu et effilé, la queue fourchue, les yeux marron foncé et les pattes grises.

Son chant est un gazouillis fluide et répété dont les "sticlitt" et les "didelitt" s'entremêlent. Lorsqu'il est anxieux il lance un doux "èh-i" et des rafalements. Son agressivité se traduit par un "crrrr" guttural. Le chardonneret possède un répertoire riche et mélodieux qu'on peut apprécier notamment en période d'accouplement avec son "chant nuptial". Nous pouvons distinguer clairement les chants d'autres oiseaux dans ce répertoire (alouette lulu, mésange charbonnière, ...). Ces cris sont repris par le chardonneret et correspondent souvent à ceux d'oiseaux de son entourage qu'il a entendus étant jeune.

Le chardonneret est exclusivement granivore.

  • Il recherche avant tout les graines de chardons (ce qui lui vaut son nom) et de bardanes car grâce à son bec effilé, il peut très bien les enlever sans se piquer et parvient à les décortiquer très habilement.
  • Il se nourrit aussi de graines de bouleaux et d'aulnes.
  • La fleur de cosmos (plante) en train de faner ou de sécher lui fournit une nourriture appréciée.
  • L'alouette des champs (Alauda arvensis)

L'alouette des champs a les parties supérieures brunes, intensément striées de brun noirâtre. La calotte est légèrement plus foncée, contrastant avec le sourcil blanchâtre. 

 

Les parties inférieures sont blanches, excepté la poitrine chamois clair striée de brun foncé. La gorge est jaunâtre, finement striée de foncé. La queue est presque noire, avec les rectrices externes tachetées de blanc. Les  ailes présentent des liserés clairs. 

La tête possède de longues plumes sur le sommet de la calotte, formant une crête qui se hérisse à certains moments. Les yeux sont brun foncé. Le bec est relativement court et de couleur corne. 

L'alouette des champs mâle a un chant complexe. Le chant est émis en vol. Quand l'alouette des champs chante au sol, le chant est plus calme et plus court. Le chant de l'alouette des champs est unique.

  • La sittelle torchepot (Sitta Europaea)

La sittelle torchepot est un oiseau trapu. Elle a les parties supérieures bleu-gris, et une queue courte. Les parties inférieures, menton et cou, sont blanches, devenant orangées sur le haut de la poitrine, les flancs, l'abdomen et les sous-caudales. Les ailes sont courtes et arrondies, et les rémiges sont plus foncées que le dos. La tête bleu-gris est assez grosse, avec une ligne noire traversant l'œil et finissant vers les scapulaires. Les joues sont blanches, ainsi que le menton et le devant du cou. 
Le bec bleu-gris est long et pointu. Les yeux sont noirs. Les pattes et les doigts aux longues griffes noires sont brun orangé clair. 
Les deux sexes sont semblables, avec le mâle légèrement plus grand.

La sittelle torchepot a pour cri le plus commun un court "chwet" émis quand elle est excitée, et répété plusieurs fois. Elle lance un cri haut perché, ou plus court en guise de cri de contact. 
Son chant est une lente série de sifflements perçants, parfois remplacée par un son répété rapide et excité.

La sittelle torchepot affectionne les bois de haute futaie, feuillus, mixtes et résineux. Mais on la rencontre aussi en abondance dans les parcs et les grands jardins.

La sittelle torchepot se nourrit d'insectes et d'araignées qu'elle trouve dans l'écorce des arbres. En hiver, elle se nourrit aussi de graines. Pour se nourrir, elle se rapproche souvent des habitations. Ses préférences vont surtout aux graines de tournesol : elle les prend une à une dans son bec, s'envole sur une branche, cale la graine sur un tronc, la décortique et avale le noyau, puis s'en va en chercher une autre.

Le rouge-queue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus)

Bel oiseau avec la queue rousse agitée de tremblements presque permanents. Le mâle a le front blanc brillant, les côtés de la tête et la gorge noires, le dessus de la tête et du corps gris ardoise, le dessous roux orangé, le croupion et la queue roux.

D'un perchoir pas trop élevé, il guette ses proies puis les capture au sol ou les happe au vol (noctuelles, chenilles, hannetons, hyménoptères, araignées, mille-pattes, vers, ...) Les baies de sureau, de viornes obier, de cornouillers sont recherchées.

Farouche et discret, on le remarque à ses "révérences" et au tremblement de sa queue.

Grand migrateur nocturne, ce bel oiseau quitte notre pays fin août pour rejoindre l'Afrique puis revenir début avril.

  • Mésange à longue queue (Aegithalos caudatus)

Cet oiseau mesure 13 à 14,5 cm (dont 8 à 9 pour la queue) pour une envergure de 17 à 18 cm et une masse de 6 à 10 g.

C'est un minuscule oiseau avec une très longue queue noire bordée de blanc et des petites ailes rondes, au ventre blanc légèrement rosé, à la tête blanche et grise avec, chez la grande majorité des individus vivant au Benelux, en France et en Suisse, une bande noire du front à la nuque passant au-dessus de l'œil.

C'est une infatiguable acrobate qui se suspend dans toutes les sortes de positions, parfois insolites, entre les rameaux. Sa longue queue l'y aidant. Elle s'aventure souvent très bas dans les broussailles en quête perpétuelle de nourriture et descend rarement à terre. Elle est peu farouche, mais son activité incessante ne permet que de courtes observations.

Elle se nourrit d'araignées et de petits insectes (pucerons, larves et chenilles de petits papillons), parfois quelques graines.

  • La mésange charbonnière (Parus major)

La mésange charbonnière est l'une des plus grandes et lourdes mésanges (14 cm pour une envergure de 23 à 26 cm et une masse de 16 à 21 g), de la taille d'un moineau domestique.

Elle se caractérise par sa calotte noire, ses joues blanches, son dos verdâtre et une bande noire (ou « cravate ») tout le long de la poitrine et du ventre jaune. Cette bande est moins large chez la femelle que chez le mâle.

C'est un oiseau grégaire : en dehors de périodes de nidification, elle vit en groupe avec d'autres mésanges. Bien qu'il lui arrive parfois d'intimider ses congénères en écartant les ailes pour s'approprier une source de nourriture. C'est une visiteuse habituelle des mangeoires en hiver.

La mésange charbonnière zinzinule. « Très audibles, ses phrases, basées sur 2, 3 ou 4 notes aiguës et au rythme bien marqué, sont répétées de nombreuses fois. (…) Elles présentent de multiples variantes : chaque individu en possède normalement plusieurs (de 2 à 6), de tempo différent »

Cet oiseau se nourrit particulièrement de petits invertébrés (mouches, vers de terre, araignées, papillons), de petits fruits et de graines. La mésange charbonnière se nourrit essentiellement d'insectes en été, de graines (comme des graines de tournesol noir par exemple), de baies et de fruits le reste de l'année.

 

  • La mésange bleue (Cyanistes caeruleus)

La Mésange bleue est une petite mésange qui tire son nom de la couleur bleue de sa calotte, de ses ailes et de sa queue. Sa tête est remarquable. La face, largement blanche, est barrée de trois traits bleu sombre à noirs, deux traits loraux qui passent par l'œil pour rejoindre la nuque de même couleur, et un large trait gulaire qui rejoint un collier, qui lui-même borde les joues blanches et rejoint la nuque. Le mâle adulte se distingue à la teinte bleue du plumage plus marquée, surtout à la calotte. Le bleu de la femelle est plus terne. Le manteau est jaune-vert. Un trait blanc se voit sur l'aile au niveau des grandes couvertures. Les parties inférieures sont jaune-citron, avec une esquisse de ligne médioventrale noirâtre sur le bas de la poitrine et le haut du ventre, rappelant un peu celle de sa cousine charbonnière, mais moins marquée. L'œil est sombre. Bec et pattes sont gris bleuté. 
Le juvénile est plus terne que l'adulte. La calotte est grisâtre, le manteau moins vert. Une teinte jaune envahit le blanc de la tête. Les parties inférieures sont blanchâtres. Le plumage commencera à se colorer dès la mue post-juvénile.

La Mésange bleue est un petit oiseau très actif et très agile. Elle est sans cesse en mouvement à la recherche de sa nourriture. Elle a une façon bien à elle d'évoluer dans les houppiers en adoptant des positions acrobatiques autorisées par ses doigts griffus. Elle se laisse pendre à l'extrémité des rameaux, la tête en bas, et explore du bec suivant la saison bourgeons et fructifications. Lorsqu'elle en a terminé avec une brindille, elle s'installe sur la suivante qui subit un mouvement de balancier caractéristique. 

La Mésange bleue cherche sa nourriture en hauteur dans les arbres, en moyenne plus haut que les autres membres de la famille et descendant plus rarement au sol. 
La nuit, la Mésange bleue se tient dans le lierre ou les feuillus denses, mais aussi dans des endroit abrités comme des creux ou des trous quand il fait mauvais temps. 

À la belle saison, la Mésange bleue est essentiellement insectivore. Les chenilles de lépidoptères entrent pour une bonne part dans son régime, surtout au moment de l'élevage des jeunes. Elle peut à se titre jouer un rôle très bénéfique, avec les autres espèces de mésanges, lors des pullulations de ravageurs comme la Tordeuse du chêne. Les pucerons sont aussi très recherchés. En fait, elle peut s'attaquer à une grande variété de proies invertébrées de petite taille. En saison inter-nuptiale, l'espèce devient nettement granivore et frugivore, tout en continuant à être insectivore à la faveur des formes de résistance des insectes (œufs, chrysalides). Elle peut causer des dégâts dans les vergers en s'attaquant aux bourgeons et aux fruits, mais cela est largement compensé par sa consommation d'insectes. Des arbres comme les saules et les peupliers jouent pour elle un rôle important. Au moment de l'abondante floraison printanière, les oiseaux prélèvent nectar et pollen ainsi que les insectes venant butiner les châtons. Ils savent aussi boire la sève qui s'écoule de blessures dues aux pics ou à certains insectes. Enfin, en intersaison, ils se nourrissent des nombreuses graines.

  • La mésange noire (Periparus ater)

La mésange noire, la plus petite des mésanges (11 cm pour 8 à 10 g), a un plumage caractéristique : sa tête est noire avec des joues blanches et une tache blanche sur la nuque. La partie supérieure de son corps est gris olivâtre. La partie inférieure est assez claire avec une nuance chamois rosé sur les flancs et elle a deux bandes alaires blanches visibles. Les sexes sont identiques, cependant il est possible d'opérer une différenciation. Les femelles ont une bavette plus terne et plus brune, avec un lustre bleu moins évident. D'autre part, la bavette est plus large et plus triangulaire chez les mâles, plus étroite et de forme plus allongée chez les femelles. Les jeunes sont identiques aux adultes mais toutes leurs couleurs sont plus mates. Le noir, chez eux, est plutôt du marron.

La mésange noire se nourrit d'insectes l'été et de graines en hiver, surtout celles des conifères.

Très sociable. Sédentaire, l'espèce entreprend cependant des déplacements erratiques pour mieux exploiter des ressources en graines dont elle fait parfois provision dans des caches. On la rencontre alors en petits groupes, non seulement dans les résineux des parcs et jardins mais aussi dans les feuillus. Elle est commune dans toute la France et habite toute l'Europe, en dehors des régions les plus nordiques.

La mésange noire zinzinule. Son cri est un tsi flûté. Son chant, assez sonore, est de la forme pitchou-pitchou-pitchou.

  • La mésange nonette (Poecile palustris)

La mésange nonnette mesure environ 12 cm pour une masse de 9 à 12 g. Le mâle et la femelle sont identiques. De la même taille que la mésange bleue, c'est un petit passereau au corps gris-brun présentant une calotte noire jusqu'à la nuque, une petite tache noire sous le bec et des joues blanchâtres. Ses flancs sont dans les tons beige. Cette espèce fréquente surtout les forêts de feuillus mais aussi les agglomérations.

La mésange nonnette est peu farouche, très curieuse et nous pouvons la voir assez souvent dans nos mangeoires en hiver où elle viendra prélever plusieurs graines à la fois pour les emporter dans de nombreuses cachettes. Elle se crée ainsi des garde-manger pour les périodes de disette (cachettes dont elle oubliera l'emplacement dans la majorité des cas) pioche dans la nourriture des autres oiseaux qui utilisent des réserves et utilise sa propre expérience de voleuse pour camoufler ses garde-manger des autres oiseaux.

  • La mésange huppée (Lophophanes cristatus)

Cet oiseau mesure 11,5 cm pour une masse de 10 à 13 g. Son plumage présente une huppe noire très prononcée sur la tête, un bandeau oculaire noir en forme de croissant de chaque côté de celle-ci, une bavette et un collier noirs, un corps brun roux dessus et blanc crème dessous.

Cri souvent répété: "huhuhuhuhu" (sorte de rire) précédé par un "zit" aigu.

Cet oiseau consomme des insectes et des larves. Il se nourrit également de graines de conifères, de hêtre et baies de genévrier en hiver.

  • Le Sizerin cabaret (Acanthis cabaret)

On considère actuellement qu’il existe deux espèces, le Sizerin cabaret (Acanthis cabaret) (autrefois considéré comme une sous-espèce du Sizerin flammé) et le Sizerin flammé (Acanthis flammea), appelé parfois aussi Sizerin boréal. Ces passereaux étaient autrefois classés dans le genre Carduelis.

En France, nous pouvons voir évoluer le sizerin cabaret dans les Alpes, dans le Jura et depuis quelques années, au fond de la vallée du Rhône ainsi qu'au bord du lac de Constance. Récemment, certains observateurs ont signalé la présence du sizerin cabaret jusqu'en Vendée !

Très strié, brun-chaud dessus avec des rayures brun sombre. Il possède deux barres alaires chamois et un croupion brun-chamois de la même couleur que le dos. Les flancs sont chamois chaud et  striés de sombre. Le cercle oculaire pâle est souvent assez net et presque complet. Le mâle adulte a les joues et la poitrine rouge brique, cette teinte pouvant s'étendre jusqu'au début des flancs. Le croupion est parfois teinté de rose. La femelle adulte est identique au mâle mais sans teinte rouge sur les joues, la poitrine et les flancs. Le juvénile est très strié et plus sombre, et son bec est de couleur chair. L'oiseau de premier hiver ressemble beaucoup à la femelle.

L'alimentation consiste en bourgeons puis en graines d’arbres feuillus et de conifères avec une nette préférence pour les graines des différentes espèces de bouleaux avec un complément d’insectes pour les adultes eux-mêmes et pour les jeunes en été.

Il fréquente volontiers les mangeoires en hiver.

  • Le pinson des arbres (Fringilla coelebs)

Le pinson des arbres adulte, d'environ 15 cm de long, ainsi que le juvénile possèdent deux barres alaires blanches, assez significatives et la queue est gris-ardoisé au centre, avec les rectrices blanches. Le bec du pinson est gris-bleu en été et se brunit en hiver, et ses yeux sont marron foncé. Ses pattes et ses doigts sont brun clair à gris foncé. L'hiver, le plumage du pinson se ternit légèrement. Adulte, il pèse entre 20 et 25 g.

Le mâle adulte a le dos brun-noisette, le ventre et la gorge rosâtre, les côtés de la tête rougeâtres, la calotte et la nuque bleu gris qui le différencient de la femelle, le front noir, les sous-caudales blanchâtres et le croupion verdâtre.

La femelle est beaucoup plus terne que le mâle, avec son ventre blanchâtre et son dos brun-olive pâle et les motifs de ses ailes sont moins marqués et moins étendus.

Son bec, à la fois large à la base et pointu, traduit une adaptation alimentaire mixte de graines et d’invertébrés. Les graines d’arbres les plus prisées sont celles de hêtres, d’érables, de bouleaux, d’aulnes et de résineux. Les bourgeons, baies et fruits sauvages et cultivés ainsi que les graines des plantes herbacées et céréalières (surtout le colza) sont aussi consommés mais en période de reproduction le régime devient nettement insectivore à l'opposé de la majorité des passereaux. Les pinsons des arbres capturent des insectes dans les branches et sur les feuilles, voire au cours de petits vols vifs et acrobatiques.

  • La bergeronnette grise (Motacilla alba)

La Bergeronnette grise mesure entre 16 et 19 cm, avec la longue queue caractéristique de son genre, et pèse environ 25 g.

Elle affectionne les paysages ouverts, souvent à proximité des habitations et des points d'eau. Elle niche dans les interstices des murs de pierre, sous les toits, dans les ponts ou dans des trous d'arbres. Son nid est fait de paille, de feuilles et de racines. Dès septembre, les oiseaux se rassemblent et partent hiverner autour du bassin méditerranéen.

C'est un insectivore se nourrissant essentiellement de mouches, de moustiques et de fourmis. Elle peut picorer les insectes au sol, ou les capturer en plein vol.

Le cri habituel, émis au posé ou en vol, est bisyllabique. C'est un "tsi uit" ou "ti pit" liquide, ou une variante sur ce thème. Le chant est une suite continue de notes mouillées gazouillées, ayant la même tonalité que le cri, assez peu sonore.

  • La bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cirenea)

Le plumage du mâle est constitué de jaune au niveau du ventre et une gorge noire. La femelle quant à elle a le ventre plus blanc, avec tout de même un peu jaune, et la gorge est plus ou moins marquée.

Elle s'alimente essentiellement d'insectes et de libellules qu'elle attrape entre les rochers du cours d'eau.

Le chant est un trille mordant sur la base de 'tze' ou de 'tzetze' aigus et explosifs.

 

  • La bergeronnette printanière (Motacilla flava)

Elle est plus trapue et possède une queue plus courte que les autres bergeronnettes. En plumage nuptial, le mâle présente un dessous jaune vif et un dessus vert olive très caractéristique. En plumage d'hiver, les deux adultes sont plus ternes et très variables. Elle a le dessus de la tête gris, bien séparé de l'entourage plus sombre des yeux par un sourcil blanc. La femelle, en général, est plus claire avec une gorge blanchâtre, un tête gris-jaune sans sourcil. Les jeunes sont brun-jaune avec des taches sombres sur la gorge, taches groupées en ligne transversales. 

La bergeronnette printanière a un régime presque exclusivement carnivore. Elle se nourrit d'abord d'insectes, de petits coléoptères et de leurs larves, de sauterelles, mais aussi d'araignées, de vers et de petits mollusques.

Son chant est assez élémentaire. Il est constitué de 2, parfois 1 ou 3, sons grinçants, dont le dernier est généralement un peu plus accentué.

  • La bergeronnette de Yarrel (Motacilla Yarrellii)

Comparée à la Bergeronnette grise, elle a le dos plus foncé, plutôt noir que gris.

Cette bergeronnette bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Il est donc interdit de la détruire, la mutiler, la capturer ou l'enlever, de la perturber intentionnellement ou de la naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'elle soit vivante ou morte, il est aussi interdit de la transporter, colporter, de l'utiliser, de la détenir, de la vendre ou de l'acheter.

  • La linotte mélodieuse (Linaria carabina)

Cette espèce présente un dimorphisme sexuel : le mâle arborant une coloration rose intense au niveau du front et de la poitrine, absente chez la femelle.

En France, dès la fin-juillet, les linottes deviennent nettement grégaires et peuvent alors former des troupes comptant parfois plusieurs centaines d’oiseaux. Ces rassemblements restent formés tout l’hiver et visitent les vignobles, les friches, les chaumes, les labours, les prés non cultivés et même les terrains militaires et les aérodromes. Les linottes nichant en plaine sont vraisemblablement sédentaires ou erratiques, vagabondant çà et là en fonction des disponibilités alimentaires des milieux ouverts ; elles fuient en revanche l’enneigement prolongé. À l’automne, le passage débute entre les derniers jours d’août et la mi-septembre ; il culmine en octobre et s’achève à la mi-novembre. En plaine, les effectifs observés au passage sont nettement inférieurs à ceux en altitude.

Elle recherche avant tout les espaces ouverts où domine une végétation herbacée de préférence basse, voire rase ou absente, parsemée de quelques buissons. On trouve les densités les plus fortes là où alternent friches, labours, jachères, vignobles et de nombreux talus et chemins agricoles, ces derniers permettant l’existence de diverses graminées et plantes pionnières, fort appréciées par l’espèce. 

Le gazouillis de la Linotte frappe tout d’abord par la grande richesse de ses motifs : il combine roulades, notes flûtées, trilles, sons pincés, sans jamais laisser à l’auditeur la moindre chance de prévoir la suite de ses enchaînements. Même la durée d’une strophe varie beaucoup. Le chant du mâle se donne en solo, en duo ou en chœur car le grégarisme de l’espèce persiste pendant toute la période de reproduction.

  • la linotte à bec jaune (Linaria flavirostris)

Cette espèce ressemble à la Linotte mélodieuse mais s'en distingue par l'absence de coloration rouge sur le front et la poitrine chez le mâle en période de reproduction, les parties supérieures plus foncées et les inférieures, au contraire, brun légèrement plus clair, la gorge brune ne présentant pas de stries et le bec jaune clair en période internuptiale (grisâtre en période de reproduction). Le mâle se différencie de la femelle au croupion plus rosé.

  • Le pic-épeiche (Dendroscopos major)

C'est le plus commun et le plus répandu des pics bigarrés dans son aire de répartition. 
Son plumage est noir et blanc et le bas-ventre rouge vif. Chez le mâle, un carré rouge est présent sur la nuque tandis que chez la femelle la calotte est entièrement noire. Les jeunes ont la calotte entièrement rouge, souvent striée, ce qui peut parfois porter à confusion avec le Pic mar
Le dos est noir sauf une grande tache blanche visible de chaque côté. 
Le bec puissant et pointu est noir. Les yeux sont foncés, entourés d'une fine bande blanche. 
La langue des pics épeiches est effilée, très longue, visqueuse et pourvue de nombreux corpuscules, dont l'extrémité petite, plate et pointue, est ornée de petits crochets. Elle peut-être projetée loin en avant. 
Les pattes et les doigts zygodactyles sont grisâtres. Les tarses sont courts et les doigts pourvus d'ongles solides et recourbés. Deux sont dirigés en avant et deux en arrière, ils leur permettent de grimper facilement aux arbres tout en prenant appui sur les plumes de la queue, excessivement robustes.

Espèce diurne, le Pic épeiche vit solitaire ou par couple dans un territoire dont il ne s'éloigne guère, même en hiver, les mâles étant les plus sédentaires. Il peut adopter un comportement plus erratique et migrer en hiver lorsque la nourriture se raréfie.

Très insectivore pendant la période de reproduction, il se nourrit d'insectes xylophages, de fourmis, d'araignées, de larves sur ou sous les écorces, dans les fissures mais aussi dans le bois des arbres. En dehors de cette période, il ajoute à son régime toutes sortes de végétaux, tels que des graines ligneuses de conifères, des baies (notamment des noisettes, noix, glands et noyaux de fruits dont il extrait l'amande), des pousses (bourgeons), voire la résine et la sève sucrée des arbres.

Le pic épeiche picasse, pleupleute. Le pic épeiche a pour cri typique une note explosive courte et sèche. Il émet aussi des "chick" plus doux et plus bas.

Le martèlement lent du tronc des arbres (coups de bec espacés et brefs) dont il se sert pour localiser et chercher sa nourriture (insectes et larves) par creusement, est différent du « tambourinage » (coups de bec puissants très rapides, entre 5 et 20 coups par seconde, à une vitesse estimée de 25 km/h) qui a lieu surtout à la fin de l'hiver et au début du printemps) et a pour fonction la recherche d'une partenaire et l'affirmation du territoire. Ces violents coups de bec sont amortis par un système d'absorption des chocs.
Ce tambourinage qui peut s'entendre jusqu'à 800 mètres alentour a longtemps été perçu comme une vocalisation. En réalité, il s'agit d'un bruit entièrement mécanique, produit par la succession précipitée de coups de bec.

  • Le pic mar (Dendrocopos medius)

Le Pic mar présente une ressemblance avec le Pic épeiche, mais le dessus de la tête est entièrement rouge, les joues sont blanches et ses flancs sont striés de sombre et deviennent roses au ventre.

Le Pic mar réside en zone climatique continentale ou tempérée. Il ne s'étend pas en zone boréale ou en montagne, bien qu'il soit présent en moyenne montagne, notamment dans les forêts vosgiennes. Le Pic mar privilégie les vieilles chênaies, bien qu'actuellement il semble s'accommoder de forêts plus diversifiées.

Le Pic mar se nourrit principalement d'insectes capturés dans les crevasses des écorces, sous les écorces décollées de branches mortes, à la surface des feuilles,.... Il descend très rarement au sol pour se nourrir.

La population des Pic mar est en fort déclin en France et dans toute l’Europe de l’Ouest, où elle souffre de l’extension des enrésinements au détriment des feuillus et, surtout, de la disparition des vieilles futaies.

  • Le pic à dos blanc (Dendrocopos leucotos)

Le Pic à dos blanc bénéficie d'une protection totale sur le territoire français depuis l'arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l'ensemble du territoire. Il est inscrit à l'annexe I de la directive Oiseaux de l'Union européenne. Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l'enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids, et de détruire, altérer ou dégrader son milieu. Qu'il soit vivant ou mort, il est aussi interdit de le transporter, colporter, de l'utiliser, de le détenir, de le vendre ou de l'acheter.

En France, espèce montagnarde localisée au Massif Pyréneen. Le mâle se présente ainsi : calotte rouge (la femelle a la calotte noire), joues blanc sale, une moustache noire s'étend jusqu'en arrière de la joue et descend sur la poitrine, manteau noir mais bas du dos blanc, ailes barrées de blanc et noir, poitrine blanc sale striée de flammettes noires et bas-ventre rouge. Attention à ne pas le confondre avec le Pic mar qui a lui aussi la calotte rouge! Le pic à dos blanc, de plus grande taille, s'en différencie en particulier par ses belles moustaches, l'absence de grosses taches blanches sur les ailes (2 taches massives chez le Pic mar) et la couleur blanche du bas du dos (le Pic mar a le dos entièrement noir).

Ce pic consomme essentiellement des insectes (coléoptères saproxyliques et xylophages) mais aussi des araignées, des graines (noisettes...) et des fruits (baies).

  • Le pic vert (Picus viridis)

Le Pic vert est un pic d'assez grande taille, au plumage à dominante verte qui lui a donné son nom. C'est ce qu'on remarque en premier quand on est confronté à cette espèce. Ensuite, c'est le rouge vif de la tête qui saute aux yeux. 
Le vert nettement nuancé de jaune couvre le dessus du corps, de la nuque à la queue, ainsi que les couvertures alaires. Le croupion et les sus-caudales apparaissent nettement plus jaunes. Les rémiges et les rectrices, d'un brun grisâtre, sont nettement barrées de noirâtre. Les rémiges secondaires et tertiaires sont largement ourlées de vert-jaune. 
Les parties inférieures sont d'un blanc grisâtre avec une nuance jaune qui augmente en intensité de l'avant vers l'arrière. Ainsi, la gorge et les joues sont blanchâtres tandis que le bas ventre est nettement jaune, mais il y a des variations individuelles. Les plumes de l'arrière des flancs et les sous-caudales, jaunâtres et bordées de noirâtre, donnent un aspect écailleux. 
La tête tricolore, rouge, noir et blanc, est remarquable. Les deux sexes possèdent une calotte rouge vif qui gagne la nuque, une couleur noire sur les lores, le pourtour des yeux et les moustaches, enfin la gorge et les parotiques blanchâtres. L'iris blanc ressort bien sur la joue noire. Le bec est jaunâtre ou corne, à pointe sombre. C'est au niveau de la tête que se situe le petit dimorphisme sexuel en vigueur chez cette espèce. Le mâle a un bandeau rouge dans la moustache noire alors que la femelle en est dépourvue. Les pattes, très griffues, sont brunâtres ou grisâtres. 
Le juvénile se distingue tout de suite de l'adulte. Il est beaucoup plus sombre, moins vert, et la quasi-totalité de son plumage est marqué de stries, barres et mouchetures. Le dessus est d'un vert terne moucheté de gris jaunâtre. Le dessous blanc grisâtre est entièrement barré de noirâtre et les côtés de la tête possèdent des stries de même couleur. Le rouge de la calotte est moins vif.

Bien qu'il soit très arboricole, ce n'est pas dans le bois que le Pic vert recherche sa nourriture. Il se nourrit au sol qu'il parcourt en sautillant à la recherche des fourmilières. En effet, l'essentiel de son alimentation consiste en fourmis et leurs larves qu'il extirpe du sol avec sa longue langue collante, garnie de petits crochets à son extrémité et très tactile. C'est une arme extraordinaire qui peut se glisser dans les galeries du sol pour harponner les proies qui s'y trouvent. Le pic creuse d'abord le sol du bec pour accéder aux galeries des fourmis, y compris l'hiver quand le sol est gelé en surface. Il peut aussi traverser la couche de neige pour accéder au sol. On a souvent l'occasion de voir en forêt le résultat de son travail sur les fourmilières de Formica rufa (gros dômes de brindilles) qu'il perce profondément pour accéder aux insectes. Le Pic noir d'ailleurs en fait autant. Dans une bien moindre mesure, il peut fouiller le bois pourri pour y trouver des larves xylophages. 
Il complète son régime avec divers invertébrés (vers de terre, petits mollusques, divers insectes), mais aussi avec des fruits (pommes, cerises, etc.), beaucoup plus rarement des graines.

  • Le pic noir (Dryocopus martius)

C'est le plus grand des pics (46 cm). Aisément reconnaissable par sa couleur entièrement noire, avec une calotte rouge vif s'étendant du front jusqu'à l'arrière de la nuque chez le mâle, la femelle pour sa part présentant seulement une tache rouge à l'arrière de la calotte
La langue des pics est effilée, très longue, visqueuse et pourvue de nombreux corpuscules de tact, dont l'extrémité petite, plate et pointue, est ornée de petits crochets. Elle peut être projetée loin en avant. Leurs tarses sont courts et les doigts pourvus d'ongles solides et recourbés. Deux sont dirigés en avant et deux en arrière, ils leur permettent de grimper facilement aux arbres tout en prenant appui sur les plumes de la queue, excessivement robustes.

Son aire géographique est exclusivement eurasienne : Europe entière (dont la France), Sibérie, nord de l'Asie jusqu'au Japon inclus. Menacé notamment par la disparition des habitats, la diminution des grands massifs forestiers et la coupe des vieux arbres. La chasse illégale est aussi un problème important.

  • Le Gros-bec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes)

Le gros-bec est gros et corpulent, mesure environ 17 à 18 cm et se distingue par son énorme bec triangulaire noir bleuté au printemps et jaunâtre à l'automne, son cou épais et présente une queue assez courte ; sa silhouette penche toujours vers l'avant. Ses yeux sont rosés ; ses pattes passent du sombre en hiver au rose clair en été. Il paraît légèrement disproportionné à cause de son cou très volumineux.

Le mâle adulte a la tête rousse et le cou noir, la nuque grise et le dos brun. Ses ailes larges sont bleu noir, traversées par une grande bande blanc roussâtre que l'on retrouve sous le ventre. Sa queue courte est brune avec le bout blanc. Son ventre est d'un brun rose très pâle et son bas-ventre blanc. La femelle ressemble beaucoup au mâle excepté que sa tête est moins rousse et que ses secondaires sont grises. Le gros-bec juvénile a la tête brun jaune peu marquée, la poitrine et les flancs tachetés et la barre alaire séparée en deux.

Il chante assez peu fréquemment et son chant est très hésitant et très peu sonore souvent un « tik-tik-tour-oui-ouit ». Au contraire ses cris sont sonores et explosifs, assez typiques, des « tsik » ou des « ptik...ptikit » et son appel un « tsrîîh » fin. Lorsqu'il est inquiété il lance un « kioûû » craintif.

Le gros-bec se nourrit principalement de noyaux et de graines qu'il décortique avec son bec très puissant grâce à la musculature impressionnante de ses mâchoires, car il faut une pression énorme pour casser un noyau. Mais au printemps lorsque les graines viennent à manquer, il change de régime alimentaire, devenant insectivore et se nourrit volontiers de chenilles et de cerfs-volants qu'il attrape au vol.

  • Le pluvier doré (Pluvalis apricaria)

Le Pluvier doré mesure 26 à 29 cm de long, pour une envergure allant de 67 à 76 cm2 et une masse comprise entre 135 et 239 g (en moyenne 180 g).

Deux formes sont connues : elles étaient d'ailleurs considérées comme deux sous-espèces (altifrons et apricaria). Toutefois, cette distinction entre la première nordique au plumage contrasté et la seconde méridionale au plumage plus terne semble difficile à maintenir en raison de la variabilité des deux phases en Europe.

Le mâle adulte du type altifrons en plumage nuptial a le front blanc, le dessus de la tête noir tacheté de jaune, l'arrière du cou jaune tacheté de gris brun et de blanc et le reste des parties supérieures de la même couleur que le dessus de la tête. Un plastron noir marque les parties inférieures jusqu'au bas-ventre.

Chez le type apricaria, le plastron sombre est plus ou moins réduit, plus ou moins teinté de brun et mêlé de blanc sur les côtés.

En plumage internuptial, les deux sexes sont semblables. Le dessus du corps est plus brun et tacheté de jaune, le front est pâle, les sourcils indistincts. Une zone blanchâtre entoure chaque œil. Les joues et les côtés du cou sont jaunâtres rayés de brun gris, la gorge est pâle, la poitrine brunâtre tachetée de brun gris. Le reste des parties inférieures est blanc et marqué de brun gris aux flancs. Le bec est noir, les pattes gris vert à noirâtre et les iris brun foncé.

Le jeune ressemble à l'adulte en plumage internuptial mais est plus gris dessous et plus nettement tacheté de brun gris à la poitrine.

Les adultes effectuent une mue complète entre juin et novembre, débutant par les rémiges et les rectrices, et une partielle de février à mai. La mue partielle des jeunes se déroule de septembre à novembre.

Le Pluvier doré produit des sons flûtés, en tloû, ou des tirr-piou lors de l'appariement. 

Le Pluvier doré chasse ses proies à vue et à l'ouïe. Il consomme surtout des invertébrés mais également des végétaux.

  • L'étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris)

L'étourneau sansonnet est devenu l'un des oiseaux les plus familiers dans les régions tempérées, avec son corps rondelet, ses ailes courtes, triangulaires et pointues, sa queue courte et carrée.

L'étourneau sansonnet a une longueur de 17 à 22 cm pour un poids variant de 60 à 95 g. Son envergure est de 37 cm en moyenne.

De manière générale, le plumage de l'étourneau est noir et brillant, iridescent avec des reflets verts, violets, roses, bleus et bronze, plus particulièrement encore pendant la période de reproduction. Il est plus ou moins tacheté de brun, crème ou blanc à l'extrémité de ses plumes sur le cou, le torse, le ventre, et le bout des ailes. Les taches s'atténuent au cours de la période de reproduction à cause de l'usure des plumes provoquée par leurs frottements avec le nid, et redeviennent plus visibles à partir de l'automne après la mue. L’œil est marron, le bec est long (2,5 cm environ), pointu et brun, et devient jaune pendant la période de reproduction, tandis que les pattes habituellement brunes deviennent d'un rose rougeâtre à la même période.

Les femelles sont plus ternes, mais présentent davantage de taches. Elles disposent également d’un cercle blanc autour de l’iris que n'ont pas les mâles. Les mâles présentent cependant des plumes plus longues et plus foncées que les femelles. Pendant la période de reproduction où le bec est jaune, la base du bec des mâles est bleu argenté tandis que la base du bec des femelles est rosée.

Les juvéniles sont gris bruns et ternes, et ont le dessous du bec plus pâle. Leurs plumes sont progressivement remplacées par des plumes d'adultes avant le premier hiver.

L'étourneau est omnivore, principalement insectivore et frugivore. À l'état sauvage, l'étourneau adulte s'alimente principalement de petits invertébrés qu'il trouve dans le sol en creusant des trous à l'aide de son bec pointu : cousin, lépidoptères, coléoptères mais aussi escargots, vers de terre ou araignées. Parmi les fruits qu'il absorbe, se trouvent par exemple baies, cerises et raisin… Des graines et des céréales peuvent également être consommées. Cependant, les proportions de ces différents aliments varient suivant les saisons et l'habitat.

Les juvéniles s'alimentent de parties tendres d'invertébrés avant de pouvoir les manger entièrement. Les parents peuvent réaliser de 100 à 300 visites par jour pour nourrir les oisillons.

L'étourneau forme des rassemblements d'individus sur ses sites d'alimentation, qui se trouvent principalement en milieu ouvert et dégagé (pelouses, champs…).

- La huppe fasciée (Upupa epops)

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